mardi 1 décembre 2009

Expédition Iguazu

Friday, 4th of December 2009 - 7.00 AM

Expédition, c'est le terme. Ce qui avait finalement été décidé par le Conseil d'Administration de ce voyage (c'est à dire Fanny et moi) après notre repos à Bariloche, c'était de passer rapidement à Buenos Aires et de repartir directement pour Iguazu, réservant les charmes de la capitale argentine pour la fin de notre voyage. En théorie, c'est facile. En pratique, c'est un peu fatiguant.

Bariloche - Buenos Aires, 21 h de bus. 24h de break à errer dans les rues de Buenos Aires pour un premier aperçu de la ville, de ses cafés et de ses spectacles de rue de tango et nous étions repartis de nouveau pour 20h de bus dans un trajet Buenos Aires - Iguazu.

3 600 km de route plus tard, nous arrivons dans un monde totalement différent de ce que nous avons pu voir pour le moment en Amérique du Sud. Notre premier contact avec le climat tropical d'Iguazu nous rappelle davantage les Fidji. 50ºC, 95% d'humidité.

Iguazu étant à l'intersection de 3 pays (Argentine, Brésil, Paraguay), notre objectif était de passer une journée du côté brésilien de la frontière et une journée du côté argentin.

Notre première excursion nous fait donc retraverser une frontière supplémentaire. 3 bus, 2 correspondances plus tard pour passer côté brésilien, et nous voilà dans le Parc National qui abrite les chutes. Et, sous un temps plutôt agréable, on rencontre la bête... Ou plutôt les bêtes... Des milliers de papillons, lézards, chenilles, araignées, et autres animaux en tout genre. Et derrière, les chutes. Un débit impressionnant, un vacarme assourdissant, une hauteur étourdissante. Seul bémol, une eau un peu couleur cacao, que Fanny proposait de nettoyer pour lui rendre un aspect plus idyllique.

L'Aventure avec un grand "A" commence plutôt à notre retour à l'hotel. Alors que je me rasais tranquillement (enfin avec un rasoir manuel pour moi qui ne suis pas habitué, je ne pense pas que l'on puisse qualifier ça de tranquille...), j'assiste impuissant à une coupure d'eau. Plus rien qui coule. Que dalle. Passablement énervé de me voir ainsi stoppé en pleine opération chirurgicale, ça fait au moins le bonheur de Fanny qui n'en peut plus de se rouler par terre et qui arrive tout de même à m'arracher une photo.

J'aime beaucoup Freddie Mercury, mais quand même, c'est plus trop à la mode...

La galère ne s'arrête pas là et dure toute une nuit, fort agitée. Après que l'eau fut rétablie, nous nous sommes fait réveiller en pleine nuit par la désagréable sensation d'être dans un four. Tournant la tête vers le ventilateur, nous nous sommes vite rendus compte que cette fois-ci, c'était le courant qui avait lâché. La température de la pièce devait avoisiner les 100ºC, j'ai vu l'eau de notre bouteille commencer à bouillir... Après m'être renseigné, il s'est avéré que c'était une coupure génerale dans toute la ville. Satan avait sûrement envie de venir y passer la nuit. 30 minutes plus tard, le courant rétabli, on retombait dans de beaux rêves, bercés par le ronron du ventilateur, toutes ces histoires derrière nous, la température étant retombée dans des moyennes supportables par l'être humain. Nous pensions être tranquilles jusau'au lendemain. Que nenni !
Pêle-mêle, nous pouvons rajouter une tempête dans la nuit, engendrant une deuxième coupure d'électricité (qui dura 7h celle-là), une nouvelle vague de chaleur (corollaire de la nouvelle coupure), une rencontre "stridante" entre Fanny et deux bons gros cafards de la taille de mon pouce qui se doraient la carapace sous un clair de lune, et bien sûr, une coupure d'eau au réveil et pas de douche possible pour se remettre de cette nuit si... reposante ! Mais ce sont les aléas du voyage.

Et pour couronner le tout, la tempête persistant dans la matinée, notre expédition du côté argentin des chutes semblait compromis. Et nous repartions le lendemain pour Buenos Aires... Heureusement, par je-ne-sais quel miracle, (Fanny n'a pas chanté ce matin-là, je ne sais pas s'il existe un rapport), le temps s'est dégagé dans la matinée pour nous permettre de voir les chutes d'un nouvel oeil. Le ciel étant plus gris, les photos sont plus ternes, mais le spectacle était tout aussi intense.

Après 2 jours et demi sur site d'Iguazu, nous repartions déjà pour Buenos Aires en bus... De nouveau 20h. Mais on commence à y être habitué...

4 commentaires:

Fr a dit…

Arrêtez de vous plaindre !! je vous l'ai déjà dit : si vous étiez allés bourlinguer en Suisse, vous n'auriez pas eu tous ces désagréments !! Vous les avez bien cherchés !!!!....
Freddy Mercury, lui, avait une voix en plus de sa moustache !!!
et pas de canyoning dans ces petites chutes ????!!!

Quentin a dit…

Ben, tu fais rever avec ta moustache... ^^

tata Well a dit…

je kiff pas trop le bus+les cafards !!!mais les chutes !!! whaooooooouuuuuuu et Quentin, je suis MDR
BISOUS les jeunes !!

Abigail a dit…

je crois que tu as effectivement trouvé une nouvelle possibilité de carrière...Des bisous!!!