mardi 24 novembre 2009

Changement de décor

Monday, 23rd of November – 18.00 PM


2 mois entre les tropiques, 2 h de pluie, un soleil omniprésent, une constante beige dans le paysage rocailleux et aride… La Terre semblait nous proposer depuis Lima des lieux qui seraient tous sortis d’un même moule originel. Las de ces contrées de poussière, le réalisateur nous propose de passer de Mad Max au Seigneur des Anneaux. En arrivant à Pucon, à une dizaine d´heures au Sud de Santiago, le décor passe du trio beige-bleu-jaune (roche-ciel-soleil) à un vert-gris-blanc (forêt-montagne-neige).

Le changement saute aux yeux et surprend le spectateur. Les températures chutent, mais les protagonistes prennent du plaisir dans cet environnement nouveau, qui leur rappellent tant leurs premiers amours néo-zélandais. Surtout que Pucon recèle un petit trésor d’auberge de jeunesse, un chalet tout mignon avec poêle dans le salon et ambiance chaleureuse. Le climat dehors et le coin du feu à l’intérieur invitaient davantage à ouvrir un livre et à se caler dans un canapé qu’à braver l’extérieur.


Et pourtant, ne reculant devant aucun défi, nous sommes partis à l’assaut du volcan local, dominant la région (Volcan Villarrica, 2800m).

Le temps étant plus que menaçant, les probabilités de succès étaient faibles. Partis vers 7.00 AM avec notre guide pour 4h30 d’ascension, nous avalâmes les premiers hectomètres, faisant du sommet notre Graal du jour, doublant groupe de touriste après groupe de touriste.

Les conditions climatiques se détériorant au fur et à mesure des minutes qui s’écoulaient, nous voyions toutes les autres agences renoncer et amorcer la descente. Nous arrivâmes rapidement à un point où notre guide nous mis face à un ultime choix : forcer l’allure pour essayer d’atteindre le sommet avant la tempête ou rebrousser chemin. Tels les Chevaliers de la Table Ronde, prêts à relever tous les défis nécessaires pour la quête du Graal, nous nous remîmes en marche. Cette dernière partie de l’ascension fut le théâtre de conditions climatiques extrêmes (vent, froid, neige). Mais, à l’aide de crampons et de nos piolets, déjouant tous les pièges de la nature, nous nous hissâmes sur le toit du monde (ou presque ;-)), titubant sous l’effet des bourrasques et la face congelée par le froid. Après 1400m d’ascension, le Graal était à nous… Enfin, le temps de prendre 2 photos sur lesquelles on ne voit de toute façon rien parce que tout était blanc et qu’on ne voyait pas à 2m… et on redescendait rapidement… Si on m’avait dit que c’était ça le Graal… je serais peut être resté au coin du feu…

On descend rapidement donc… enfin rapidement pas tant que ça, puisque, après 5 minutes de descente, notre guide avoue avoir pris une mauvaise direction et nous propose (en fait nous n’avions pas trop le choix), de repasser par le sommet pour reprendre la bonne route…

Une fois redescendus (dont une partie en glissant sur les fesses dans des toboggans naturels, assez fun), nous apprenons que sur tous les touristes ayant tenté de gravir le volcan ce jour-là, nous sommes les 2 seuls à avoir atteint le sommet à cause des conditions. Joie supplémentaire, un peu égoïste, mais qui donne un peu plus de relief à notre conquête de l’Everest ! Le Roi Arthur aurait été fier !! J’ai été, pour ma part, bluffé par la performance de Fanny, qui n’a flanché à aucun moment et qui était même la première à motiver les troupes. Bravo championne !!


De retour à l’hôtel, une pause au coin du feu et une GROSSE sieste étaient nécessaires… et furent appréciées à leur juste valeur.


Le charme de ce petit village, associé à ces émotions, nous laisseront un souvenir impérissable !!!

Après ce séjour à Pucon, nous quittions le Chili pour de bon et repassions côté argentin pour une halte à San Martin de los Andes.

Frontière Chili-Argentine sous la neige...

A peine arrivé, il était l’heure de chercher un lieu pour regarder le match France – Irlande, ultime barrière pour accéder à la Coupe du Monde de football. Quoi de plus sympa que d’aller dans un pub irlandais pour profiter d’une ambiance de fête pour ce match… Sauf que, dans le pub, il n’y avait que 4 personnes intéressées par le match : un couple de français, un irlandais, et moi… On repassera pour l’ambiance.

Fanny, élève assez dissipée et peu impliquée dans la partie, s’est contentée de prendre des photos durant le tout le match. Tout compte fait, elles montrent assez bien par quelles émotions nous avons transité. Nous n’étions pas fiers de la manière dont nous nous sommes qualifiés mais le principal est que nous ferons partie de la Coupe du Monde.

Ce match aura été le point d’orgue de notre passage à San Martin. Car, mis à part quelques balades (euh… une seule en fait) et quelques pauses cafés, chocolats…, San Martin aura surtout été notre premier contact avec une pluie persistante. Et la pluie annihile quand même beaucoup de velléités d’activités.

Tant pis, il pleut sur San Martin, direction Bariloche. Peu éloignée de San Martin, cette ville possède un atout majeur : capitale argentine du chocolat, les boutiques vendant cette nourriture des dieux fleurissent à chaque coin de rue. Nous les avons presque toutes faites… Chocolat – mousse de framboise, chocolat aux amandes, aux raisins, aux noix, tiramisus, brownies, et même chocolats fourrés au champagne ! Impossible d’établir un classement, ils étaient tous délicieux. Mais le meilleur chocolatier est assurément « Mamuschka » !

Vue de Bariloche depuis notre hôtel...

Un de nos chocolats préférés, à la crême de framboise...

Bariloche est également un lieu de villégiature prisé pour sa position géographique, bordée d’un lac immense à l’eau cristalline et entourée de forêts et de monts enneigés. La pluie a, là encore, bridé un peu notre volonté, mais nous avons tout de même pu explorer un peu la région.

Benjamin me prend en photo...
Aujourd’hui, nous clôturons notre expérience patagonienne avant de remonter vers le beau temps et enfin débarquer à Buenos Aires. Aujourd’hui, c’est également mon « Jourversaire » : 10 000 jours depuis ma naissance… Pour fêter ça, et pour fêter notre départ de ce cadre montagnard, nous avons prévu une fondue savoyarde pour ce soir. J’en salive d’avance…

Rien d’autre à ajouter, prochain post à Buenos Aires. Ah si, Fanny et moi, nous nous aimons comme au premier jour !!! Je voulais juste vous le faire partager.

4 commentaires:

Françoise a dit…

pourtant on dit 'aujourd'hui, plus qu'hier, et moins que demain '....

tata Well a dit…

j'espère que vous allez nous ramener du bon chocolat !! pour Noêl, c'est bien , le chocolat !!
mais vous avez racheté un appareil photo!! tres jolies, vos photos (surtout celles de Fanny !!)
bisouxxx les zamoureux
et joyeux niniverrsaire Ben

Camille C a dit…

Hehe Joyeux Jourversaire alors, jour spécial passé dans un cadre magnifique à ce que je vois !!
Et puis les photos des gâteaux m'ont aussi fait grande impression je dois dire... moi je me goinfre de donuts et de cookies au beurre de cacahuètes à San Francisco ;) (c'est quand même moins élaboré que toutes vos mousses)

D'ailleurs, je me demandais, à quoi était le gros gâteau avec lequel Benjamin est pris en photo?
Je ne crois pas en avoir lu la description ;) (il a l'air très enthousiaste de l'avoir en face de lui en tous cas ;) ) (je comprends)

A + !

Fanny et Ben a dit…

En effet, Fanny est meilleure que moi pour prendre des photos ;-) Je vous l'avais dit...

Camille, c'est un gateau au chocolat et à la confiture de lait. Je te confirme, il était pas mal du tout. On est gourmand, on se refait pas...

Mauvaise nouvelle, nous n'avons pas acheté de chocolat à ramener pour trois raisons :
- nous sommes en été je vous rappelle. Aujourd'hui à Buenos Aires il fait au moins 30 degrés. Et le chocolat, ça fond.
- la probabilité qu'ils soient mangés avant la frontiere était trop forte
- la probabilité que nos sacs soient perdus au retour est aussi trop importante

Pas de chocolat à Noel !!!