jeudi 15 octobre 2009

BoliVie, Vitesse grand V

Monday, 26th of October – 15.00 PM

15 jours tout pile. Pas un de plus. Alors que nous prévoyions 22 à 24 jours en Bolivie, nous ne serons pas restés plus de 2 semaines. La raison de cette précipitation... aucune réellement. Nous avons juste pris les villes les unes après les autres, sans se poser de questions. Mais nous pouvons tout de même esquisser quelques hypothèses :
- sans tente et dans un pays où les infrastructures touristiques sont peu nombreuses, il nous était difficile de nous aventurer en trek,
- la phobie des araignées que Fanny traine depuis sa naissance condamnait automatiquement la partie amazonienne du pays, et une rencontre plus poussée avec les tarentules autochtones,
- l’envie de plus en plus pressante de partir à l’abordage de l’Argentine, avec pour moi ses pièces de boeuf gargantuesques qui m’appellent avec insistance et pour Fanny (un peu pour moi aussi) le vin argentin comme accompagnateur de nos soirées estivales.
Mais détrompez vous ! Nous ne sommes pas passés au travers de la Bolivie à la légère. Nous avons aimé ce que ce pays a pu nous offrir, avec notamment notre podium des 3 « S » : Soleil, Salteñas, Salar. Fanny voulait rajouter « balade à cheval » mais d’abord ça commence pas par « S » et en plus il n’y a plus de place sur mon podium !

Itinéraire plutot citadin donc, mais avec pour chaque endroit traversé des petites particularités plaisantes.

Copacabana, tout d’abord, avec son coucher de soleil sur le lac Titicaca, romantique à souhait, et la découverte pour nous (surtout pour Fanny) du pop-corn géant, réalisé avec des grains de maïs gigantesques, dorés au soleil et délicieusement sucrés.

Attention, ne pas confondre Copacabana en Bolivie avec la célèbre plage brésilienne. D’ailleurs la petite plage sur les rives du lac ne ressemble en rien à son homologue brésilienne, comme l’atteste la photo depuis notre serviette sur la plage...

Dimanche matin, en sortant de notre messe hebdomadaire (si, si, je vous l’assure), nous avons pu assister au baptème de dizaines de véhicules, bénis par le prêtre de la ville. Une bénédiction coûte moins cher qu’un contrat d’assurance donc c’est devenu le moyen le plus répandu « d’assurer » sa voiture, mise sous la protection de Dieu.

La Paz, véritable fourmilière humaine, regorgeant d’étals de rue en tout genre, le tout dans un concert assourdissant de klaxons de voitures essayant (les voitures, pas les klaxons) de se frayer un chemin parmi ce monde, sans qu’aucune règle de circulation ne semble se dégager de ce mélange détonnant.

La Paz aura surtout été le théâtre de notre rencontre avec les salteñas, chaussons fourrés à la viande de boeuf ou au poulet, de pommes de terre, d’oeufs, d’olives, d’herbes et d’une sauce délicieuse que les Boliviens mangent religieusement en en-cas à 10h pour pouvoir attendre le repas du midi. Pour moi, ça pouvait être au petit déjeuner, au déjeuner et au diner ! J’en raffole !! Un met divin ! Dès mon retour en France, je me lance dans la fabrication artisanale de salteñas.

Cochabamba a fourni un violent contraste avec La Paz. Ville bourgeoise assez riche, elle était calme et jolie. Fini les étals au milieu de la chaussée, fini les maisons en pisé. Changement radical pour une architecture moderne et une salubrité bien meilleure dans la rue.
Après Copacabana, c’était encore une autre petite incursion dans les emblèmes brésiliens, avec un Christ qui domine la ville, plus grand de quelques centimètres que celui de Rio de Janeiro. Pas besoin d’aller au Brésil, on a déjà tout vu !

A Cochabamba, nous avons profité de ses bars branchés pour se faire une petite soirée sur des bases de Margharita à la fraise, de Mojitos, et d’un assortiment de shots étranges servis dans des tubes à essais. Ludique, bien alcoolisé, ça a été une expérience bien marrante. Une pizza 4 fromages GEANTE a bien aidé à la digestion.

Après 1 ½ jour à Cochabamba (il n’y a pas grand chose à y faire quand même), direction Sucre, capitale constitutionnelle de la Bolivie. Et bien c’est une ville super jolie, où il fait bon de ne rien faire et laisser passer le temps dans un café ou au soleil. Sucre aura été également l’occasion de sortir du paysage urbain pour une excursion à cheval dans les environs pendant toute une demie journée, et bien sûr, de se remplir le ventre de salteñas !

Continuant toujours vers le Sud, nous voila arrivés à Potosi. Ville la plus riche du monde au temps des conquistadors grâce à ses mines d’argent, elle est devenue bien pauvre aujourd’hui et ses seules attractions sont le musée de la monnaie (intéressant mais pas aussi exceptionnel qu’on a pu l’entendre) et la visite des mines où des mineurs tentent toujours d’extraire les quelques grammes d’argent qu’il reste dans les montagnes dans des conditions épouvantables et pour un salaire de misère. 2h dans les mines, sous une chaleur étouffante, le dos constamment courbé, dans des conditions de sécurité très précaires, pour voir des mineurs travailler, c’était décidemment pas pour nous. Donc on ne l’a pas fait ! Et on ne regrette pas ! En revanche, les salteñas étaient super bonnes !


De Potosi, départ pour le bout du monde, Uyuni, ville perdue dans un paysage lunaire et camp de base pour le circuit dans le Salar d’Uyuni. Mais ça, ça sera dans de prochaines aventures !

6 commentaires:

Abigail a dit…

: ) merci pour ces posts!

Quentin a dit…

Ben tu t'es rasé a Sucre?!?! Tu me batteras donc pas :p
Et une question m'obnubile... qu'y a-t-il donc derriere cette foutue porte a coté de Fanny en orange??

Françoise a dit…

Quentin, ça doit être les toilettes, occupées de surcroît, vu l'envie pressante de Fanny qui se tient des 2 mains !!!

Fanny et Ben a dit…

Classe Maman, très classe... qu'est ce que je vais faire de toi...

Quentin, tu es trop jeune pour savoir ce qu'il y a derrière la porte... dans qql années on te le dira peut etre...

Fanny

Quentin a dit…

AAaaargh!!
Que de suspens!

mikael.beck a dit…

Ben, on attend avec impatience d'assister à l'ouverture de ta boutique de saltenas !! Fais gaffe, tu auras des gouteurs exigeants, alors t'as intérêt à bien peaufiner ta recette !
Bonne continuation et à très vite !
Bises à tous les 2,
Aude & Mikaël
PS : ne te fais pas avoir comme Mikael : les saltenas de Salta n'ont rien à voir avec celles de Bolivie !